mercredi, janvier 20, 2010

PARIS: YOUPPI: J'AI TROUVÉ!

Merci à toutes celles et tous eux qui m'ont donné des conseils.

Normand

22 commentaires:

Kraxpelax a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
É. a dit…

J'allais dire : n'y allez pas !
Trop, troooop pollué. Eh, eh, eh.

Normand Baillargeon a dit…

@É. Je pense que je vais survivre à neuf mois de pollution - avant de rentrer dans ma belle campagne québécoise.:-)

Ceci dit, j'ai hâte de voir comment ça se passe au quotidien, Paris.
Normand

É. a dit…

Je pourrais te mettre en contact avec mon amie qui bosse au planning urbain rayon vélo…

Normand Baillargeon a dit…

@ E: Super, merci.

Normand

Jean-Joël Kauffmann a dit…

Bonjour,

"Le peuple de Paris est tant sot, tant badaud et tant inepte de nature, qu'un bateleur, qu'un porteur de rogatons, un mulet avec ses cymbales, un vielleux au milieu d'un carrefour, assemblera plus de gens que ne ferait un bon prêcheur évangélique."

François Rabelais, "Gargantua" (1534)

http://atheisme.free.fr/Biographies/Rabelais.htm

"Le premier précepte et le plus important consiste à ne pas habiter Paris. Moi aussi j'ai essayé de philosopher dans votre capitale. Je suis partie dégoûtée. A moi aussi l'air de Paris fut irrespirable. Les débats parisiens sont biaisés par des enjeux de carrière. A Paris, vous devez être quelqu'un et vous passez votre temps à vérifier que vous êtes quelqu'un. A Bruxelles, vous n'êtes pas censé être quelqu'un et cela libère votre pensée.
Pour compter, pour faire partie du club parisien, vous devez écrire des livres. C'est la cotisation. Hors du livre, point de salut. (...) Je comprends [le] départ [de Descartes], son bras d'honneur à la France, son adieu à cette mondanité parisienne qui happe l'intellectuel et le transforme en saltimbanque. La liberté de penser n'est pas seulement celle que vous octroie l'Etat, mais celle que vous prenez vous-même par rapport à vous-même, à vos maîtres et à vos semblables. (...)
La pensée qui a besoin de mûrissement et de solitude est impossible dans votre cohue distinguée. Les intellectuels qui se laissent fasciner par Paris doivent laisser toute espérance."

Frédéric Pagès, "Descartes et le Cannabis", 1996.

http://www.amazon.fr/Descartes-cannabis-Pourquoi-partir-Hollande/dp/2842050568

JJK

Normand Baillargeon a dit…

@JJK: Vous n'allez pas me dire que Paris et la philo ne font pas bon ménage! Et BHL? Et Lacan, Deleuze, Derrida et tant d'autres phares? :-)



Normand

É. a dit…

Excelleeeeeêêênt.

É. a dit…

BHL ?

Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah.

Ah. Ha, ha.

Ha, ha, ha, ha, ha, ha, ah, ah, ah, ah, oh, oh, oh.
Hi.

Hi, hi, hi, hi.



BHL ?

Oh, ih, ouh, ah, ouh-ouh.
Hu, hu, hu.

Bertrand a dit…

9 mois sur Paris! Qu'allez-vous y faire de beau?
J'ai habité plus d'un an à Paris! Les parisiens sont très loin d'être sympathiques mais la ville en elle-même est capable d'offrir beaucoup (à partir du moment où on sait lui tendre les bras).

cyclette a dit…

"Les débats parisiens sont biaisés par des enjeux de carrière. A Paris, vous devez être quelqu'un et vous passez votre temps à vérifier que vous êtes quelqu'un. (...) Pour compter, pour faire partie du club parisien, vous devez écrire des livres. C'est la cotisation. "
C'est exact. ça fait partie de notre charme. Quelle société n'a pas ses rites? Mais que notre ville est belle ... ah, la Seine... Venez, vous en tomberez amoureux ! ou de la France, peut-être.

É. a dit…

Un truc que j'ai fini par comprendre au bout de quinze ans de séjours dans la Villumière.

Un jour, je suis assis dans la boutique d'une pote et nous rigolons de tout et de rien. Une tite-dame en tailleur entre et demande son chemin. L'employé de ma pote donne des directions que je trouve étranges, mais comme je ne suis pas du coin, je me tais. Dès que l'étrangère est sortie, tout le monde éclate de rire dans la boutique.
— Réépublique ! Oah la vache !
— Ah, ah, ah, elle va mettre une heure à piger !
— Ouaagne ! La tronche de ce pigeon !
Comme je ne ris pas, tous les regards se tournent vers moi.
— Ben quoi ?

gandalfoufou a dit…

Bonjour Normand,

Moi j'aime bien Paris. Ca fait cinq ans que j'y suis et je suis toujours surpris de pouvoir entamer des discussions dans les métros, de rencontrer des gens passionnants, de me rendre à des spectacles peu évidents à trouver en province, d'avoir tous les livres consultables dans les bibliothèques municipales et universitaires de la ville.

Bon séjour à vous!

Missmath a dit…

Je vous envie.

Profitez de tout aussi un peu pour moi qui n'ai pas votre chance, mais qui espère vivre un peu votre expérience à travers les billets que vous nous en laisserez.

Normand Baillargeon a dit…

@É: !

Normand Baillargeon a dit…

@ Bertrand: Je serai en congé sabbatique. Je vais écrire un livre académique sur Condorcet et travailler à deux ou trois autres projets d'écriture que je ne peux poursuivre en d'autres temps.(Je prépare notamment quelque chose sur Khayyam; et j'aimerais légender des photos de Paris prise par une photographe que j'aime beaucoup: c'est là un de mes fantasmes secrets (il ne l'est lus...)

Normand

Normand Baillargeon a dit…

@ aux autres, sur Paris: j'ai connu la ville en touriste et je l'ai adorée.Je marche des heures dans Paris et suis ébloui de la beauté que j'y découvre. Puis il y a des lieux pour anars (la librairie Publico, un resto) où je me sens bien.)Puis Cité Véron, à cause de Prévert.Et des tas d'autres lieux que j'aime.

Je suis peut-être tombé sur des "québécophiles", mais les parisiens que j'ai croisés étaient tous très sympas.

Normand

Helmchen, Juergen a dit…

Un message à Normand, puisqu'il semble avoir "trouvé"! Le fond des ponts parisiens comme logement étant écarté, il trouve peut-être le temps de réagir (un peu!) sur ma question à propos des dates de la venue à Muenster (en Allemagne) - voir messages en courriel - Jürgen

Normand Baillargeon a dit…

@Juergen: Je suis désolé et catastrophé. Pour des raisons que je ne m'explique pas, vos messages sont allés dans le fichier indésirable.Plus désolé encore du fait que mon horaire ne me permettra pas d'aller en Allemagne. Bonne chance avec votre bel événement. Si vous m'envoyez privément une adresse (cette fois le courriel m'arrivera) je vous enverrai par la poste les Écrits sur l'Université de Chomsky et ce dès qu'ils sortiront.

Cordialement,


Normand

emmanuel a dit…

Bonjour Normand,

Il faudra que vous m'expliquiez comment ce girondin de Condorcet peut éveiller un tel intérêt chez un anarchiste ? N'était-il pas un ennemi de l'égalité républicaine en son temps ?
bien cordialement
Emmanuel

Normand Baillargeon a dit…

Bonjour, Emmanuel,

Ennemi de l'égalité républicaine, il faudrait que vous précisiez, mon cher.

Ceci dit c'est moins l'anarchiste que le rationaliste et l'amoureux des maths qui s'intéresse à Condorcet (ses mathématiques sociales dont le théorème qui porte son nom m'intéressent bcp, par exemple); et aussi la question de la laïcité et de l'instruction publique.

Normand

emmanuel a dit…

Ce que j'entends par égalité républicaine, c'est une égalité de fait indispensable à une véritable démocratie. Elle était à ma connaissance plus proche des idées de robespierre que des idées des girondins.
Il me semble d'ailleurs que les montagnards voulaient aller plus loin dans l'égalité de l'instruction publique aussi (plan le pelletier).
Pourquoi alors toujours citer Condorcet comme le père fondateur de l'instruction publique?
Emmanuel